Épidurales

Certaines conditions médicales peuvent requérir la thérapie par injection épidurale de cortisone. Ces conditions sont surtout la sténose spinale et l'hernie discale et se manifestent habituellement par une radiculopathie, c’est-à-dire des symptômes qui irradient dans la fesse et/ou le membre inférieur, soit d’un seul côté soit des deux. Les symptômes consistent surtout en douleurs, mais il peut y avoir également des engourdissements, une perte de sensibilité ou une diminution de la force musculaire.

Étant donné que d’autre causes pourraient être responsables des symptômes mentionnés sans qu’il y ait indication d’épidurale, étant donné que l’épidurale n’est pas le traitement de première intervention, nous exigeons que les patients soient référés par un spécialiste, habituellement un orthopédiste ou un neurochirurgien, mais nous acceptons évidemment des consultations de physiatres, de neurologues et rhumatologues. Ceci afin d’éviter des problèmes de diagnostic et de suivi ultérieur. Il est souhaitable que le diagnostic soit confirmé par une tomo (scan) ou préférablement par un IRM (résonnance magnétique). Cependant le médecin spécialiste référant doit toujours indiquer le diagnostic et spécifier « épidurale cortisonée » sur sa requête.

L’anesthésiste n’est pas un spécialiste de la colonne, mais sa compétence est liée à son expérience des injections épidurales qu’il fait pour toutes sortes d’indications : chirurgie, accouchement, etc. L’anesthésiste ne prend pas le patient en charge et ne lui prescrit pas de médicaments. Il fera une série de deux ou trois injections et renverra le patient chez son médecin pour le suivi médical. La cortisone, aux doses utilisées, est peu ou pas absorbée dans la circulation et n'a pratiquement aucun effet secondaire nuisible. Le principal risque associé à la procédure est lié à la technique elle-même : infection, céphalée ou autre, mais ces risques sont rares en des mains expertes. Le patient n’a pas besoin d’être à jeun et il continue de prendre ses médicaments sauf les anticoagulants (ex : coumadin) ou des inhibiteurs plaquettaires (ex : plavix). Dans ces cas, il faut consulter le médecin traitant pour éventuellement cesser les médicaments.

Nous recommandons habituellement de ne pas dépasser deux ou trois injections à l’intérieur d’une période de six mois à un an. L’injection de cortisone est souvent associée à une faible dose de marcaine, un anesthésique local. Ceci peut causer une diminution temporaire de force ou de sensibilité aux membres inférieurs. C’est pourquoi nous demandons aux patients d’être accompagnés, de ne pas conduire leur voiture pendant quatre heures après l‘épidurale et que nous les gardons en observation 1 heure après la procédure.

Frais :
 la RAMQ (assurance maladie) couvre entièrement les honoraires professionnels de l’anesthésiste. Selon l'entente avec la Fédération des médecins spécialistes vous devrez acquitter les frais des médicaments injectés. Le montant vous sera indiqué lors de la prise de rendez-vous.

Directions : 
La clinique est située au 100, chemin Rockland, bureau 145. Il faut passer devant l’entrée principale (à la même enseigne que RocklandMD) et continuer sur la voie de service du viaduc en direction sud. Vous y accédez par la porte no. 40 qui donne sur le stationnement arrière de l’immeuble.